Réponse aux directeurs des départements littéraires

Publié le par la directrice de l'ENS

Chers collègues,

Je suis désolée du malaise que vous ressentez. Je crains qu'il n'y ait là un réel malentendu. J'espère vivement que le trouble et le désarroi dont vous faites état ne tarderont pas à se dissiper. Que vous rappeliez d'emblée la confiance que je place en votre action me rassure. C'est donc au nom d'une telle confiance que je réponds aux souhaits que vous exprimez et aux faits
que vous évoquez dans votre lettre collective.

Je commence par les souhaits car ils engagent l'avenir de notre École, ce qui est l'essentiel. Je vous dis ma reconnaissance pour votre disposition à seconder l'action de la direction et à collaborer avec elle, en dépit des tâches plus lourdes qui vous incombent.

Je partage votre voeu de réunions régulières rassemblant les directeurs des départements littéraires et les responsables des principaux services qui leur sont liés. Nous nous sommes ainsi réunis en plusieurs occasions entre janvier et juillet dernier. Les discussions ont été à chaque fois riches et instructives, et votre avis a été pour moi d'un grand prix. Puisque tel est votre souhait, et le mien, je vous propose donc de nous réunir sans tarder, par exemple, la semaine prochaine, soit le lundi 13 novembre, soit le mardi 14 novembre, dans la salle à manger de la direction, à 8h30. Pouvez-vous indiquer votre préférence à Mme Pagnon afin qu'une date soit fixée au plus
vite ? Nous parlerons des différents points de votre lettre. Pouvez-vous également nous signaler les éléments d'ordre du jour que vous paraissent nécessaires ?

Sur les faits, voici quelques éléments de réponse, non exhaustifs.

Je vous ai proposé de vous rencontrer le vendredi 30 octobre, précisément parce que, dans un moment d'incertitude, j'ai souhaité vous consulter. Je n' ai aucunement mis publiquement en cause nos collègues Francis Wolff et Gilles Pécout, pour lesquels j'ai une réelle estime. J'ai regretté que Gilles Pécout ne fût pas présent parmi nous. Connaissant les positions de Francis Wolff sur une des questions que je vous soumettais, lequel a pris l' excellente initiative de vous adresser ses propres réflexions, je voulais aussi savoir ce que pensaient nos autres collègues. Sachez que chacune de vos interventions, ainsi que les messages que vous m'avez adressés par la suite, m'ont beaucoup aidée dans ma réflexion sur les problèmes que je vous ai soumis.

J'ai expliqué, lors du CA du 16 octobre 2006, les raisons pour lesquelles un crédit correspondant au montant des frais de bibliothèque que nous espérions recueillir en 2007 était nécessaire, afin que je puisse établir, à la date du 1er décembre 2006, un budget digne des activités de notre bibliothèques des Lettres (Ulm-Jourdan). Dans la mesure où la question est venue à discussion à la fin de ce CA, les échanges précédant le vote ont été, cela est exact, fort brefs. Je reviendrai donc sur ces raisons lorsque je vous rencontrerai prochainement. Je suis désolée, comme l'est toute l'équipe de direction, du retard avec lequel les documents préparatoires ont été communiqués aux membres du CA. Nous prendrons désormais les dispositions nécessaires pour qu'une telle chose ne se renouvelle pas.

Je m'associe à vous pour saluer le remarquable travail que Jean Hare a accompli dans la formulation finale du texte, certes encore imparfait, qui doit guider la mise en ouvre du diplôme. La plus grande attention a été accordée à vos remarques et la plupart d'entre elles ont été prises en
compte, comme cela a été le cas pour celles émanant des départements scientifiques. L'obligation de s'inscrire au diplôme ne s'impose pas aux élèves, contrairement à ce vous dites. Je crains qu'il n'y ait sur ce point un simple malentendu.

La réunion du 26 octobre 2006, qui eut lieu au Ministère, a été une réunion, certes difficile. Les propos que j'y ai tenus, ainsi que ceux de M. Faron, ont permis de préciser les positions respectives des directions des deux écoles normales supérieures. Ils ont contribué à désigner clairement les problèmes à résoudre. Comme c'est souvent le cas après ce genre d'échanges, ils ont permis de faire avancer, de façon décisive, les négociations que nous menons depuis le mois de septembre, ainsi qu'en témoigne la réunion qui eut lieu lundi dernier au Ministère. Le dossier des hypokhâgnes indifférenciées et d'une banque d'épreuves littéraires partielle est complexe, nombre d'entre vous y ont travaillé, les propositions des groupes de travail qui nous ont été soumises ont une grande valeur. Nous restons donc assez optimistes quant à la possibilité d'un accord où, grâce au travail que vous avez accompli et à la connaissance précise du dossier que nous avons, nous pourrons enfin conclure heureusement nos discussions.

Pour l'affectation des locaux, évoquez-vous le regroupement du DEC au 29, rue d'Ulm, lequel était vivement souhaité par les directeurs de ce département ? Quant à la conception de l'exposition consacrée au rôle de L' École normale supérieure au cour de l'affaire Dreyfus, qui s'imposait du fait du centenaire de la réhabilitation, j'ai sur ce point voulu consulter l 'ensemble des collègues, en programmant une réunion salle Dussane le 28 septembre 2006. L'aide apportée par Christophe Charle, Sophie Coeuré et Gilles Pécout qui ont chacun rédigé un texte d'introduction pour nos Écrits normaliens, ainsi que le précieux travail de Lucie Marignac, et ses collaboratrices, de Laure Léveillé, de Françoise Dauphragne et de Julien Fournigault, sans parler du travail de notre collègue de l'EHESS, Vincent Duclert, nous permettent de vous présenter une exposition digne de notre École.

En formulant le même voeu que vous d'une consultation régulière et dont j' espère qu'elle aura lieu sans tarder, dès les 13 ou 14 novembre, je vous adresse l'expression de mes sentiments dévoués,

Monique Canto-Sperber

Publié dans Lettres et échanges

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