Message de la direction de l'ENS au personnel de la Bibliothèque des Lettres

Publié le par La direction de l'ENS

Nous avons lu avec beaucoup d'intérêt vos messages, au ton parfois vif mais aux arguments toujours intéressants. Nous comprenons le mécontentement de plusieurs d'entre vous devant les conditions dans lesquelles le vote de frais de bibliothèque à été acquis au cours du dernier Conseil d' administration de l'ENS (le 16 octobre dernier), sans le temps, toujours souhaitable, d'une discussion et d'une information préalables suffisantes (en raison du retard avec lequel nous avons communiqué les documents).

En tout état de cause, aucune mesure ne doit entrer en vigueur avant septembre prochain. Le temps est maintenant à l'apaisement, condition de survie de notre communauté normalienne, afin que nous puissions rester fidèles à l'École telle que nous l'avons connue, telle que nous la connaissons et telle que nous l'aimons. Nous examinons dès à présent toutes les voies de solutions possibles, en tenant le plus grand compte de vos remarques. Vos suggestions seront toujours bien accueillies. Nous reprendrons ensemble, avec l'appui du groupe de travail, l'examen de la question de la préservation de l'activité optimale de la Bibliothèque des Lettres (Ulm-Jourdan), dans des conditions de concertation et de sérénité partagée.

Avec nos sentiments dévoués,

La direction de l'École normale supérieure

Publié dans Lettres et échanges

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Emmanuel Lyasse 11/11/2006 09:48

A noter que le collectif de défense de la bibliothèque a reçu exactement le même message.
Le ton change. Voilà que nos protestations cessent d'être "sans objet" pour devenir intéressantes, et que "le ton parfois vif" n'est plus un obstacle.
Nous ne pouvons qu'être sensibles aux appels à l'apaisement, nous qui ne sommes partis en guerre que bien malgré nous.
Il reste cependant un préalable, que la direction semble ignorer: l'annulation par le prochain CA de la décision qui nous a fort justement, comme on le reconnaît ici, émus. Il ne peut y avoir de cessez-le-feu sans retrait de l'agresseur sur sa ligne de départ.
La solution qu'on nous propose ici, puisque rien ne viendra avant septembre, partir tranquillement à la plage et revenir à la rentrée toquer à la porte de la bibliothèque pour savoir si elle est encore notre maison, ou si nous n'y sommes plus que des hôtes payant, et à quel tarif, ne peut évidemment nous satisfaire.